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Montricoux (Tarn-et-Garonne)

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La charte du 6 janvier 1277 proclame que le noble religieux frère Rossolin de Fox, humble maître en Provence des maisons de la chevalerie du Temple, donna, octroya et confirma pour toujours à tous les hommes et à toutes les femmes de la ville de Montricoux et de son territoire, les coutumes, les franchises et les usages écrits et contenus dans cette charte.

Propriété privée - Ne se visite pas

Montricoux : le donjon

Montricoux : vue aérienne

Origine et situation

  • Montricoux est un anthroponyme germanique qui remonte à l’occupation franque.
  • Une église y existait certainement en 767, époque à laquelle elle fut donnée par Pépin le Bref à l’abbaye de Saint-Antonin.
  • 1181 : Cession par Etienne, prieur de Saint-Antonin, et tous les chanoines de son couvent, à l’ordre du Temple des églises de Castras, de Mairessi et de Montricoux.
  • Les Templiers construisent le donjon puis un château auquel ils accolent leur monastère. Montricoux : plan du château

La commanderie de Montricoux

  • 1275 : Coutumes concédées aux habitants de Montricoux par Roscelin de Foz, Maître du Temple en Provence.
  • 1276 : Sentence arbitrale entre les Templiers et les chanoines de Saint-Antonin, au sujet des dîmes des paroisses de Montricoux, de Saint-Maurice et de Castras ; elles sont adjugées aux premiers moyennant une redevance annuelle de 24 setiers de froment et de 16 d’orge. Nota : Après 1307, Esquieu de Floyran, le Templier renégat qui avait dénoncé l’Ordre, devint seigneur de Montricoux. Montricoux : la maison des Templiers - Litho. de Bernard et Bichebois (1834)
  • Le château et ses dépendances furent détruits au XVIe siècle durant les guerres de Religions, par un incendie provoqué par une attaque des Calvinistes de Montauban ; seul le donjon fut épargné.
  • Puis la commanderie passa plus tard aux chevaliers de Saint-Jean, et devint, à la fin du XVe siècle, un simple membre de celle de Vaour.
  • Il y avait jadis sur le territoire de Montricoux, au lieu-dit Saint-Geniès, non loin des bords de l’Aveyron, une église qui fut aussi une possession des Templiers.
  • Cette église disparut sans doute au XVIe siècle ; on a retrouvé, il y a quelques années, des vestiges de son cimetière.
  • Au XIIIe siècle s’installèrent des foires et des marchés qui subsistent encore de nos jours, telle la traditionnelle foire de Saint-Eutrope. Montricoux : le donjon et l'église

L’église

  • Dédiée à Saint-Pierre, cette église fut bâtie au XIIIe siècle, reprise au XVe et terminée dans le courant du XVIe siècle. Montricoux : le clocher de l'église
  • Le clocher fut élevé en 1549 par Inard de Montrosier, prieur de la commanderie, à l’imitation de celui de Négrepelisse ; la flèche a été refaite plus élancée en 1905 (M.H.).
  • Une base carrée en pierre sert de support à la tour octogonale en brique de trois étages en retrait, qui est entourée d’une galerie ajourée à la base et au sommet, et qui s’amortit par une flèche à crochets.
  • Des gargouilles en forme de chimères marquent les angles de l’octogone.
  • C’est aux Templiers que nous devons très certainement, la construction de la partie la plus ancienne de l’église, celle qui correspond au porche d’entrée et qui appartient à l’architecture romane tertiaire du XIIe siècle.
  • Les clés de voûte sont ornées de l’écu des Carmaing.
  • Les diverses pièces du Cartulaire des Templiers de Vaour relatifs à Montricoux, nous montrent que cinq églises existaient au XIIe siècle sur l’étendue actuelle de la commune.

Le donjon

  • Ce donjon fut construit vers 1179.
  • Haut de 16m, il est recouvert aujourd’hui d’une toiture à quatre pans en tuiles mécaniques qui, tout en dépareillant l’ensemble, n’en protège pas moins la construction. Montricoux : le donjon
  • Les côtés sud et nord ont une longueur de 10,95m, et ceux d’est et d’ouest de 7,40m.
  • Les plus longs ont trois contreforts plats, larges de 1m et saillants de 0,40m.
  • Le donjon bien plus haut qu’il ne l’est actuellement, comprenait une salle basse voûtée, sans autre ouverture à l’origine que d’étroites meurtrières sur la façade sud.
  • Au-dessus, il y avait trois étages et une plate-forme crénelée.
  • Aux angles s’élevaient quatre tourelles en encorbellement également crénelées ; dans celle du nord-ouest se trouve l’escalier à vis qui desservait les différents étages ; on pouvait y accéder par une porte donnant dans le château et par une galerie boisée à l’intérieur de la salle basse, au niveau du premier étage.
  • 1287 : La construction du donjon est achevée. Montricoux : vue aérienne

Les précepteurs du Temple

  • 1232 : G. de Lobers
  • 1255 : G. de Cantamerle
  • 1268, 1273 - 1274 : Sancius
  • 1283 - 1285 : Arnaldus de Calomonte
  • 1306 : Bernardus de Rupe (de la Roca) Montricoux : vue aérienne

Sources de référence

  • LEONARD (E.-G.) : Introduction au cartulaire manuscrit du Temple (1150-1317) constitué par le marquis d’Albon (1930).
  • Mémoires de l’Académie Impériale. Tome II (1864). Montricoux : les remparts
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